Education

conseils généraux

Travailler toujours dans le calme et pas en vitesse, entre 2 courses ou lorsque la maison est remplie de monde,

ne sautez pas les étapes : n'allez pas dans les champs pour le rappel s'il n'est pas fait dans le jardin, n'apprenez pas le coucher avant le assis, ne progressez pas tant que vous n'êtes pas satisfait des bases,

récompensez toujours pour une bonne action et ayez un visage souriant et heureux : un chien n'a pas besoin d'apprendre à s'asseoir pour vivre, il ne le fait que pour vous faire plaisir : alors montrez lui !!

Les ordres doivent être donnés de façon courte et précise, il faut être convaincu que votre compagnon doit vous obéir ; votre conviction passera dans l'intonation de la voix et votre Bernois saura qu'il a affaire au chef. Avec les phrases du genre : "viens mon Loulou, voir maman, viens t'asseoir !", Loulou comprendra que maman peut toujours attendre !!!

Pour attirer un chiot récalcitrant, rien de tel que se mettre accroupi et l'appeler d'une voix enjouée. Il faut lui donner envie de revenir vers vous - même si l'on est en retard ou qu'il pleut, ....-

  Ne désespérez pas devant un chiot de 4 mois qui s'oublie dans la maison de temps en temps ou un ado de 9 mois qui ne revient pas au rappel immédiatement. Par contre sévissez sévèrement si, de façon manifeste, il vous nargue. Il faut toujours avoir à l'esprit : quel est l'âge de mon bébé et que peut il faire à cet âge ? Un bernois de 5 mois reste un chiot même s'il fait 30 kilos.

Un Bernois passe sa vie à vous faire plaisir, l'éducation sera donc facilitée par le biais des récompenses et des démonstrations affectives. En cas de rébellion ou de crise d'ado un peu marquée, on peut faire comme les mères : prendre le chiot par le cou et le secouer sèchement en criant fort ou le retourner sur le dos pour le mettre en position de soumission et rester ainsi jusqu'au retour au calme.

Si vous possédez déjà un animal plus âgé, laissez lui ses prérogatives et ne donner pas de privilèges au chiot, la mauvaise entente s'installera aussitôt. Laissez plutôt l'ancien se débrouiller et faire l'éducation du jeune.

Si vous avez plusieurs chiens, ne les traiter pas tous de la même manière. Une meute de chiens ou de loups est hiérarchisée donc il y a un chef, un sous-chef, un sous-sous-chef, ....... Le dominant doit être caressé, toiletté ou sorti en promenade le premier.

Dans le même état d'esprit, il ne faut jamais gronder le dominant si un dominé est venu lui chercher des noises. Par exemple, si un chiot mord un chien plus âgé : c'est le petit qui doit être puni afin de lui montrer que l'on ne transgresse pas les " lois" ainsi. C'est assez difficile à appliquer car nous sommes toujours du côté du plus faible mais il faut se faire violence et renvoyer le dominé dans ses pénates.

Le sens d'un mot s'acquiert par apprentissage, le ton de la voix et la gestuelle vont faire comprendre à votre chien ce que vous attendez de lui. Rappeler son chien en étant en colère ou mettre la main dans la gamelle d'un chien dont on a peur créent une situation de " non-sens".

La période de détachement est capitale pour l'équilibre du futur adulte. Vers 6 mois, la mère va refuser que ses chiots dorment à son contact, les exclure de ses jeux ; elle leur apprend à devenir indépendants. Vous devez absolument faire la même chose en faisant comprendre à votre chiot que certaines choses ne sont plus permises.

Dominant ou non!

Si vous avez bien fait attention lors du choix de votre chiot, vous connaissez à peu près son caractère. Mais il ne tient qu'à vous de le modifier en bien ou en mal. En effet, un chiot est malléable et va adapter son caractère en fonction des données qui lui sont offertes.

Le chien est un animal de meute, il a donc besoin d'un chef : c'est vital pour son équilibre.

Dans la nature, le chef est celui qui prend les décisions, montre le chemin, assure la survie du groupe et fait régner l'ordre de façon juste et autoritaire. On doit lui obéir sous peine de représailles plus ou moins sévères.

Le chien n'étant plus dans une meute de canidés doit trouver son chef parmi sa "meute" humaine ; c'est pourquoi les premiers jours suivants l'arrivée du chiot sont capitaux, celui-ci va savoir d'instinct qui doit être écouté ( par forcément celui qui donne à manger ) et avec qui on peut jouer ( pas toujours celui qu'on croit ! ).

Beaucoup de personnes se rebutent lorsqu'on parle de cette "dominance" que l'on doit exercer sur son chien en nous disant qu'on ne vit pas dans un régime militaire. Je suis désolée de les contredire mais avant, le Bernois et les autres chiens bien sûr, n'avaient qu'une fonction utilitaire : tu travailles = tu manges.

A notre époque, nos compagnons ( dans leur grande majorité) n'ont plus qu'un rôle de compagnie c'est à dire qu'ils ne servent plus qu'à devenir le petit dernier de la famille avec tous les sentiments humains qui vont avec ( anthropomorphisme ).

Or on a tout faux : autant on ne prendra pas notre enfant pour un chien autant l'inverse est vrai, ce n'est pas du tout péjoratif. Un chien, quelqu'il soit, reste un canidés qui a besoin d'un certain cadre de vie pour s'épanouir et ce cadre comprend un chef, tout simplement.

Cette place de chef sera plus ou moins disputée selon que l'on affaire à un chiot dominé ou dominant de nature.

Propreté

Voici une astuce donnée par Joseph Tindille, éleveur d'Akita (La Lettre du Chien - avril 96 )

"Je vous soumets un truc qui permet dans 90 % des cas que le chiot soit propre chez ses nouveaux maîtres dès le premier jour ( à part les pipis nocturnes ). Lorsqu'un client part de chez nous avec son chiot nous lui demandons, lors de l'arrivée à la maison, de ne pas faire entrer le chiot directement dans l'appartement mais de le laisser dehors pendant 10 à 15 minutes, auquel cas le chiot se soulage après un voyage en voiture. Il faut alors clairement féliciter l'animal et lui donner une petite gourmandise. Le chiot comprend, dès lors, que la "chose" doit se faire à l'extérieur et non dans l'appartement. .......

De toute façon, il faut sortir le chiot régulièrement après les siestes, les repas, en moyenne toutes les heures la première semaine de son arrivée. Montrez lui votre contentement lorsqu'il se soulage dehors et n'ayez pas peur d'en faire des tonnes : exagérez votre joie pendant le pipi-caca pour que le chiot associe bien votre joie et son geste.

Si vous le voyez tourner en rond à la maison, mettez le vite dehors. Par contre, s'il s'oublie, grondez le immédiatement et mettez le dehors pour la suite ( avec toujours la séquence clownerie si le reste des besoins est fait dehors ). Rentrez le une fois les dégâts nettoyés, il ne doit pas vous voir à 4 pattes en train de laver, il le prendrait pour un jeu à renouveler.

Cette association de faits et gestes devrait être efficace au bout de 15 jours. Ne grondez pas votre chiot si vous découvrez un pipi à votre retour, il ne sait plus que c'est lui qu'il l'a fait même s'il a un air penaud : c'est votre intonation de voix qui lui fait baisser les oreilles, pas la bêtise dont il ne se souvient plus ! Faites l'expérience avec un verre d'eau versé dans un coin de la pièce et grondez votre bébé, vous le verrez s'aplatir alors qu'il n'a rien fait.

Un dernier petit conseil : lorsque vous sortez votre chiot pour ses besoins, attendez qu'il les fasse et rentrez le aussitôt, il va ainsi bien faire la différence entre les sorties hygiéniques et les jeux. Si vous le laissez dehors, il va associer " pipi à la maison = gambades dans le jardin = à recommencer !"

Un chiot de 4 ou 5 mois peut encore s'oublier de temps en temps, à 7 mois il faut se poser des questions !

Par contre, si votre BouBou rentre du jardin et arrose copieusement votre tapis en vous regardant éventuellement dans les yeux, il ne faut pas être devin pour comprendre que le rayon éducation doit être revisité.

Assis

On commence par le plus facile.

Lorsque votre chiot s'assoit naturellement, posez votre main sur sa croupe et dites "assis", félicitez le ( petit bout de fromage ). Et ceci plusieurs fois par jour. Une fois qu'il a associé le geste et l'ordre, compliquez la situation en lui donnant l'ordre assis au moment du repas : en voyant sa gamelle, il va être partagé entre l'envie de manger et d'obéir et fera n'importe quoi. Ne lui présentez à manger que lorsqu'il s'est assis, même une demie seconde la première fois ; les jours suivants, vous augmenterez le temps de "pause" jusqu'à avoir un assis impeccable. Cet ordre est très pratique pour un chien citadin (circulation, feu rouge, rencontres,...) et vers 6 mois, vous allez le compliquer en donnant l'ordre "assis" et en vous éloignant de votre chien. D'abord d'une longueur de laisse, toujours en douceur, en répétant l'ordre souvent puis de plus en plus loin, le chien revenant sur ordre seulement.

Le secret : allez très doucement, ne jamais progresser tant qu'une phase n'est pas parfaitement exécutée. Ne pas saturer votre boubou non plus, des exercices de 5 à 10 minutes suffisent 2 à 3 fois par semaine. Ce n'est pas un Berger Allemand aimant le service militaire, notre suisse est plus long à la détente .......... !

Le assis est l'ordre de base et le premier appris, il vous sera d'une aide appréciable pour conforter votre position de "chef". Prenez l'habitude de l'utiliser plusieurs fois dans la journée :

* au lieu de le voir se précipiter sur sa gamelle,
* au lieu de vous retrouver coincés tous les deux dans l'encadrement d'une porte parce qu'il a voulu passer avant vous,
* en attendant d'ouvrir le coffre de la voiture,
* pour accueillir des visiteurs,
* pour mettre le collier,

Tout ces petits moments vont lui faire comprendre que, manque de pot, dans cette maison c'est pas lui qui commande.

Debout

Eh oui, il faut aussi apprendre à un chien à rester debout surtout si on veut faire des expos. C'est tellement pratique un chien assis lorsqu'on attend au feu rouge, en discutant avec des amis, devant un magasin, devant la table.

Le debout s'apprend au moment du toilettage : finissez toujours le brossage en mettant le chiot sur ses quatre pattes et en donnant l'ordre "debout" . Comme pour le assis, la position sera tenue une demie seconde et permettra à peine un coup de brosse sur le dos mais au fur et à mesure des séances, vous verrez les progrès . Et toujours la récompense : le Gru...... !!!!



Si vous faites des expositions, vous apprendrez vite qu'une bonne présentation fait souvent la différence entre chiens de même valeur. Alors, à vous de mettre toutes les chances de votre côté en apprenant à votre futur champion un "debout" impeccable.

Votre chiot aura appris à se mettre debout sans bouger au moment du toilettage, il faudra lui apprendre à garder la position pendant que vous reculez légèrement. N'oubliez jamais que tout doit se faire dans la bonne humeur ; si vous le brusquez, il se tiendra comme un sac à patates en attendant que ça passe et il fera pareil sur le ring !

En vous reculant, vous pourrez apprécier le positionnement des pattes qui doivent être bien parallèles. Avec encore de la patience, on arrive petit à petit à rectifier une patte sans que tout le corps ne bouge.

Le but du jeu n'est pas d'avoir une statue sans vie mais un chien qui sait ce qu'on attend de lui et qui est fier de faire plaisir.

Un petit conseil : soyez hyper sympa avec votre fromager........

Marche en laisse

On commence à mettre le collier et la laisse vers 2 mois 1/2.

utilisez dès le plus jeune âge un collier semi étrangleur de 30 à 40 cm de longueur si le chiot a tendance à "tirer" sur la laisse. Ce type de collier évite le dégagements des chiots : une simple tension resserre immédiatement le collier et le chiot est dans l'incapacité de sortir sa tête. Avec un collier fixe, on a toujours peur de serrer le cou des bébés et ceux ci ont vite fait de se dégager, ce qui est très dangereux lorsqu'on est en ville.
Dès que la laisse n'est plus tendue, le collier reprend sa position initiale sans serrer.

Pour une bonne utilisation de ce type de collier, il faut que celui-ci forme un "P" lorsqu'on le passe autour du cou ( pour une marche à gauche).
Faites l'essai sur votre poignet pour voir la différence.

Si votre chiot ne "tire" pas sur la laisse en général ,un collier fixe ne pose pas de problèmes. Pour ma part je préfère les colliers tissus large avec boucles plastique car ils abîment moins le poil.

En restant accroupi près du chiot et en jouant, la première séance ne dure que 5 secondes. Le lendemain, on recommence 2 ou 3 fois dans la journée, toujours en douceur et dans le jeu. Puis, on se met debout : très souvent vous avez alors 4 pattes scotchées au sol et un concert de jappement : la solution!eh oui le fromage !!!!!!!! Un petit bout de gruyère et votre chiot fait 2 pas pour venir le chercher, un gros câlin, on enlève la laisse et on joue. Le lendemain : rebelote mais on attend 3 ou 4 pas. Et voilà, votre bébé a compris que la laisse n'était pas un engin de torture mais un moyen d'être près de vous et d'avoir des friandises. Au fur et à mesure des progrès, le gruyère ne sera donné qu'occasionnellement, en fin de séance par exemple.

La marche en laisse doit être presque parfaite au moment de la puberté vers 8 à 10 mois.

Dites vous bien que votre compagnon à quatre pattes ne doit pas vous transformer en hors-bord, quel triste spectacle que ces maîtres courant derrière leur chien : "Ah la la, ma brave dame, on m'avait dit que le Bernois était têtu, c'est vrai ; regardez, il ne veut pas m'obéir, d'ailleurs il n'écoute jamais ce que je lui dis". Faux, faux et archi faux : un Bernois n'est pas plus têtu qu'un autre, il a seulement besoin d'un chef - un Bernois ne demande qu'à obéir car il veut toujours nous faire plaisir - un Bernois écoute toujours ce qu'on lui dit car il a besoin de la complicité de son maître.

De toute façon, la laisse n'est qu'un leurre car nos chiens ont la force nécessaire pour tracter des charrettes ; alors que représentent nos quelques kilos pour leurs puissantes épaules ? S'ils marchent en laisse sans tirer, c'est bien pour nous faire plaisir. On a donc la solution au problème : si boubou tire sur sa laisse, c'est qu'il n'a aucune envie d'obéir. Ne mettez pas ce défaut sur le compte des odeurs attirantes, des copains qui passent, ..... remettez vous en cause et renforcez votre autorité.

Quand la marche en laisse sera impeccable, vous mettrez la laisse sur le dos du chien. Avec l'ordre " au pied" vous le ramenez dès qu'il s'écarte de votre jambe ou vous reprenez la laisse. Petit à petit, il va marcher à vos pieds sans laisse, lorsque ce sera parfait, il suffira de la lui enlever. Par mesure de sécurité, remettez la laisse dans les endroits très fréquentés.

N'ayez pas peur que votre chiot croise ses congénères sous prétexte qu'il est petit. En tirant sur la laisse dès qu'un poilu vient à votre rencontre, vous ne faites que transmettre votre peur et votre chien deviendra agressif car il croira être en devoir de vous défendre.

Prenez l'habitude de vous promener avec une laisse non tendue. Si votre BB est habitué à avoir une traction autour du cou, il voudra reproduire cette sensation en pensant que c'est la bonne et tirera toujours.

Accueil des visiteurs

Lorsque vous rentrez chez vous ou accueillez des amis, il est toujours désagréable de se faire sauter dessus par un chien quelqu'il soit mais quand celui-ci fait 55 kg et pose ses pattes sur vos épaules, c'est franchement la catastrophe !

Votre chiot aura tendance à se mettre debout pour réclamer des caresses et à prendre appui sur vos jambes, vous n'y ferez pas attention car il est petit et pourtant c'est à ce moment que le problème commence. Interdisez toujours ce genre de démonstration, reposez le chiot par terre et accroupissez vous. Lorsqu'il grandira, vous n'aurez plus qu'à vous pencher. Dans une meute de chiens ou de loups, le chef n'est jamais agressé lorsqu'il revient ; au contraire ses "sujets" s'approchent de lui de façon plus ou moins rapide suivant leurs positions sociales mais en aucun cas ne lui sautent dessus : conclusion ! eh oui, si votre chien vous met ses pattes sur les épaules à votre retour c'est qu'il ne vous a pas perçu comme le chef incontesté !!!!

Si votre boubou continue ses démonstrations, levez un genou pour éviter le contact direct et mettez vous réellement en colère en disant un NON bien net et ferme. Félicitez-le lorsqu'il se remet à quatre pattes.



Dès que votre chien entend la sonnerie de la porte, il se précipite comme un fou et aboie après le visiteur : vous le prenez donc par le collier et faites entrer les gens comme vous pouvez en vous gardant bien de dire tout haut les mille jurons qui vous passent par la tête.

En résumé, votre chien sent votre tension par l'intermédiaire du collier et de plus se trouve face à des personnes voulant entrer chez lui ; comment voulez vous qu'il se calme puisque pour lui la situation est inquiétante ?

Donc on reprend tout depuis le début : à l'arrivée d'une visite, vous mettez votre BB en laisse et vous l'obligez à s'asseoir à votre gauche. Au début, il va se lever souvent, à chaque fois il faut le remettre en position calmement mais fermement, le féliciter et reprendre la suite des présentations puis faire rentrer les gens. La laisse ne doit jamais être tendue sinon vous auriez le même effet qu'avec le collier tenu serré.

Je vous conseille de vous exercer avec des membres de votre famille pour aller plus vite.



Dans tout les cas, il ne faut surtout pas crier, ce que votre poilu prendrait pour un jeu ou pour une agression supplémentaire et surtout ne prenez pas l'habitude d'enfermer votre chien à la moindre visite : vous lui feriez comprendre que chaque visiteur est synonyme de punition.

De toute façon, le Bernois est un gardien dissuasif, c'est à dire que son rôle consiste à vous prévenir d'une arrivée ( il est parfaitement normal qu'il aboie ) mais l'accueil des visiteurs doit se faire sans grognements ni menaces ce qui prouverait que votre cerbère se prend pour le gardien des lieux.

Lorsque des gens arrivent chez moi, ils sont accueillis par une bande de tricolore assez remuante : "bonjour, t'as vu je suis là, chic, des mains supplémentaires pour des grattouilles" mais au bout de 5 minutes chacun est retourné à sa place, de préférence sur les pieds des personnes.

Le rappel

C'est le plus dur à apprendre car on travaille à distance.

Ne jamais appeler son chien plus de 2 fois si on est sûr qu'il nous a entendu. S'il fait la sourde oreille, c'est pour vous tester.

Lorsque le chiot revient vers vous de façon naturelle, montrez lui votre joie en faisant une partie de grattouilles et donnez de temps en temps un bout de fromage. Lorsque vous serez en extérieur, le chiot reviendra vers vous pour avoir sa friandise et jouer.



Il faut absolument montrer au chiot que le fait de revenir est source de plaisir



S'il ne veut pas revenir, mettez vous à genou et appelez le. S'il fait toujours la sourde oreille, n'insistez pas, il reviendra bien tout seul : quel que soit le délai, félicitez le et donnez un bout de fromage, votre chien reviendra de plus en plus vite s'il sait qu'à votre approche, il a des câlins et à manger. A tester déjà dans un endroit clos comme la salle à manger ou le jardin.

Votre compagnon n'est pas idiot et sait bien qu'à 10 mètres de vous, vous n'avez aucune prise sur lui sauf à courir plus vite. Il faut lui faire comprendre que vous appréciez grandement son retour et qu'il vous rend heureux : câlins et fromage y contribueront fortement.

De toute façon, vous aurez droit un jour ou l'autre à la séance de clownerie à 15 mètres de vous, juste pour voir ce que vous êtes capable de faire !!! Eh bien justement, il ne faut rien faire, on prend une bonne respiration et on rentre à la maison : votre chien décontenancé par votre manque d'attention, viendra voir si vous n'êtes pas malade : gagné, il est rentré !!! Faites de même dans la nature, en vous voyant faire demi-tour, votre petit curieux viendra voir ce qui se passe ; dès qu'il est près de vous, caressez le.

Si vous allez le chercher à chaque fois, il pensera à un jeu. En cas d'effronterie manifeste, vous pouvez aller à la rencontre de votre rebelle mais sans un mot ni à l'aller ni au retour et de façon autoritaire ; par contre , il faut le caresser dès qu'il franchit le seuil de la maison.

Faites attention à votre comportement, n'oubliez pas que le chien connaît avant tout le langage gestuel. Or lorsque nous sommes énervés (que ce soit devant un chiot récalcitrant ou un enfant ayant fait une bêtise), nous avons tendance à nous crisper et à pencher le corps en avant : ce qui signifie : attention, la raclée n'est pas loin. Honnêtement, moi, je ne reviendrai pas pour me faire enguirlander ! Alors, décontractez vous, accroupissez vous pour paraître moins grand et utilisez uniquement votre voix.

Mais n'espérez pas un rappel parfait avant l'âge de 1 an.

Prenez l'habitude, lorsque vous êtes en promenade d'obliger votre chiot à vous surveiller : n'adoptez pas systématiquement le même parcours, changez de direction sans prévenir, cachez vous en l'appelant, ainsi votre fouine tricolore tout en vadrouillant à ses multiples occupations de vrai-faux chien de chasse aura toujours un oeil sur vous et le rappel en sera grandement facilité.

Le respect du jardin

Le premier conseil à donner est de ne jamais jardiner devant son chien. En effet, celui-ci, par esprit d'imitation, refera la même chose en votre absence ! De plus, la terre fraîchement retournée peut lui donner l'idée qu'une proie vient de passer par là.

Si vous avez un terrassier, mettez ses crottes dans les trous qu'il vient de faire. Recyclage garanti et odeur repoussante ( bon .... eh, bien je vais creuser ailleurs !!!!).

Les jeux

Un adulte a besoin de jouer mais c'est lorsqu'il est chiot que vous allez lui apprendre les règles du jeu. La base à ne jamais oublier : VOUS prenez l'initiative du début et de la fin des divertissements. L'adulte qui se rue sur vous pour faire des cabrioles ou qui vous apporte sa balle de façon insistante, c'est marrant mais prouve un comportement de dominance à votre égard.

Tout commence donc avec votre bébé qui doit jouer mais sans excès ( il est capable de dormir 20 heures par jour - de temps en temps j'aimerai être un chiot, je l'avoue !!).

Pendant ces séances de jeu, le chiot doit apprendre à ne pas dépasser certaines limites et à contrôler sa mâchoire. S'il s'énerve, mordille les mains, tiraille les vêtements ou refuse de poser la balle, vous devez stopper immédiatement en détournant votre regard et en vous éloignant. Crier ne ferait que l'énerver encore plus.

Pour le contrôle de la mâchoire, je laisse les chiots me mordiller. Dès que cela devient trop fort, je donne une tape sur le museau en disant non et je remets ma main dans leur gueule. Le chiot, un peu surpris, ne sait pas ce que je lui demande et remords plus fort : re claque. Au fur et à mesure de ce petit jeu, il va faire la relation avec la force de sa morsure et l'arrivée de la punition et saura s'arrêter à temps. Ainsi vous obtiendrez un chiot et plus tard un adulte avec lequel vous pourrez avoir des jeux de mains jamais dangereux et parfaitement contrôlés.

N'oubliez pas que la mâchoire de votre chiot n'est terminée qu'à 7 mois. Donc en attendant aucun jeu de traction avec un chiffon ou autres batons, cela pourrait provoquer un prognathisme ( écart entre les mâchoires) définitif, pas gênant pour le poilu mais lui refusant la confirmation.

Punitions/récompenses

Une punition n'est efficace que si le chien est pris sur le fait.

Si l'on découvre la bêtise plus tard, par exemple en rentrant du travail, il faut ignorer la faute et faire l'indifférent.

Si vous rentrez en punissant votre BB, il ne fera pas le lien entre les dégâts et la punition mais entre votre retour et la punition. Et c'est comme cela que l'on voit des chiens tout penauds et planqués derrière les meubles lorsqu'on rentre à la maison : "tu vois, il sait bien qu'il a encore fait des bêtises !". Malheureusement, ce n'est pas du tout le vrai comportement, voici le vrai scénario : votre chiot a fait des bêtises lors de vos absences, vous l'avez grondez en rentrant donc BB à fait l'association " mon maître rentre, j'ai une fessée". Dès qu'il va sentir l'heure de votre arrivée, il va stresser et deviendra anxieux donc  détruira quelque chose pour se changer les idées. Et voilà comment un cercle vicieux s'installe.

C'est un peu la même chose lorsque votre chien fait des dégâts dès votre sortie. Dans ce cas, c'est parce que vous avez forcé sur les adieux et que BB sent votre angoisse de le laisser seul et angoisse à son tour, donc détruit pour extérioriser sa peur.

Je hurle d'indignation lorsqu'on me dit : "mon chien détruit dans la maison pour m'embêter et se venger parce que je le laisse seul". A preuve du contraire, la rancune et la vengeance sont malheureusement des sentiments humains que le chien ne connaît pas !!

Quand votre chiot ou votre chien se conforme à ce que l'on souhaite, les caresses accompagnées de compliments et de fromage sont la meilleure récompense.

En résumé :

la récompense vient à la fin de l'acte souhaité alors
que la punition doit intervenir au début de l'acte indésirable.

N'oubliez pas que votre Bernois est un grand sensible, la meilleure des punitions est encore le renvoi et l'indifférence. S'il vient de faire un bêtise, vous le grondez en bon dominant que vous êtes et vous le renvoyez dans ses pénates. Et vous n'allez pas vous faire pardonner en allant le caresser au bout de 5 minutes, c'est lui qui doit revenir pour solliciter l'apaisement du chef. La formulation peut vous sembler bizarre mais c'est comme ça que réfléchit votre poilu !

L'absence du maître

Le chien en général et le Bernois en particulier déteste la solitude. Mais vous serez bien obligés de vous absenter un jour ou l'autre ou même pour certains ( les veinards !) partir au boulot.

Si vous ne voulez pas que vos voisins usent leurs stylos à faire des pétitions, il faudra apprendre à votre chiot à vous attendre patiemment. La seule solution : banaliser le départ.

Sans raison, on peut laisser le chiot dans une pièce, s'en aller en fermant la porte et le laisser seul quelques minutes puis on rentre tout simplement sans le regarder et on continue ses activités. Il va s'habituer à vous voir partir et revenir de façon tout à fait naturelle.

Il suffira d'augmenter le temps d'absence mais toujours garder cette attitude neutre.

Surtout pas de grandes effusions, de bisous et de parlotes qui vont conditionner votre chien et surtout lui transmettre votre inquiétude.

Beaucoup de maîtres profitent de leur retour à la maison pour entamer une partie de jeu endiablée. Je suis contre, car on va vite se retrouver avec un chien tout fou qui nous mettra par terre avant qu'on ait eu le temps d'enlever nos chaussures. Mieux vaut rentrer sereinement et tranquillement, dire bonjour à tous les membres de la famille et ... "ah tiens voilà mon poilu préféré, salut toi, attends un peu".

Votre poilu préféré va apprendre plein de choses avec ce rituel :

1) il passe après tout le monde ( ce n'est pas une punition mais normal pour son équilibre)

2) vous lui dites bonjour à lui aussi ( donc il n'est pas oublié et fait bien partie de la famille)

3) le mot " attend" est à retenir ( souvent synonyme de joie : attend pour sortir, pour jouer, pour manger, ..)

4) il va rester attentif mais calme car il sait qu'il va pouvoir se défouler dans peu de temps.

Si vous travaillez, ne prenez surtout pas une semaine de congés pour accueillir votre bébé : il subit déjà le changement de repères du à son déménagement et 1 semaine plus tard, vous lui imposeriez de nouveaux bouleversements.

Allez plutôt le chercher le samedi matin et profitez du week-end pour commencer à le laisser seul quelques temps.

Ce qu'il ne faut surtout pas faire

Ca y est ! Le grand jour est enfin arrivé ! Après plusieurs mois d'attente, le chiot tant attendu est là. On peut le toucher, le caresser, l'embrasser. Après l'avoir traîné et poussé de pièce en pièce afin que la visite soit complète, on appelle le ban et l'arrière-ban des amis sans oublier la famille. Les jours suivants ne seront qu'un défilé d'étrangers venus baptiser Isidor. Et tant pis s'il dort, on le réveille afin que chacun puisse l'admirer debout, s'ébahir devant ses grosses pattes et complimenter sa gentillesse.

Au départ, la famille était formelle sur le sujet : Isidor ne montera pas dans les chambres et dormira dans la cuisine. Pour le canapé tout neuf, idem, interdiction de mettre ne serait ce qu'une patte sur le beau tissu beige.

La première nuit est un cauchemar, Isidor n'a cessé de pleurer et de patauger dans ses excréments. A une heure du matin, toute la famille est debout. Après avoir tout nettoyé et lui avoir fait prendre un bain, on lui accorde quelques nuits de sursis dans la chambre juste le temps de s'adapter à sa nouvelle vie ... La chambre et le lit, il ne les quittera plus jamais. Il dort si bien entre ses maîtres.

Par contre pour la nourriture, que de soucis ! Après quinze jours idylliques où il termine en cinq minutes sa gamelle de croquettes préconisées par l'éleveur, son appétit devient quelque peu capricieux.

Cependant, il montre un intérêt des plus vifs pour ce que nous mangeons. Le nez en l'air à hauteur de la table, il hume les bons petits plats à chacun de nos repas puis il goûte et enfin finit par réclamer avec insistance. Quant à sa gamelle, quel calvaire pour lui en faire avaler la moitié. Tous les membres de la famille ont essayé à tour de rôle, la cuillère à la main, à quatre pattes devant lui. Rien à faire, Isidor détourne la tête en faisant une moue grimaçante qui ne laisse guère d'espoir. Pourtant, on a déjà essayé quatre marques différentes de croquettes, testé les boîtes sans plus de succès puis la viande qu'on lui présente à la main, morceau par morceau. En fait ce qu'il préfère c'est "manger comme nous" et " avec nous".

Alors après quelques semaines de résistance, les chaises se sont peu à peu resserrées autour de la table pour lui laisser un peu de place. De toute façon on ne peut tout de même pas le laisser mourir de faim.

En tout cas, il ne manquera pas de calcium et de vitamines. Comme le régime préconisé par l'éleveur a été modifié, on ne sait plus trop où on en est. Alors, dans le doute, on a doublé les doses. Le voisin nous a conseillé une spécialité de vitamines et minéraux qui a bien réussi à son Saint-Bernard : résultat ; deux petites pilules de plus par jour. On ne pourra pas nous reprocher de ne pas en donner assez.

L'éleveur nous a bien mis en garde contre les effets néfastes d'un exercice physique exagéré sur un organisme en croissance. Mais c'est tellement beau de le voir courir à perdre haleine dans les champs et les bois. Il adore cela. Nous aussi d'ailleurs. Alors le dimanche matin, depuis l'âge de trois mois, il nous accompagne dans notre jogging. C'est vrai qu'il peine un peu à la fin. Mais au moins, il se défoule et cela ne peut lui faire que du bien. Sauf peut être à ses pattes qui poussent de plus en plus de travers. Vus de face, ses antérieurs font un angle de 180°. De ce fait, on a encore augmenté le calcium, il faut l'avouer, sans beaucoup de succès.

A un an, Isidor est bien intégré à la famille. Bien qu'il soit un peu envahissant, tout le monde l'adore. Nous lui avons cédé le canapé entier. Le soir, du haut de son "lit", il nous contemple assis par terre devant la télé. Dès la fin des émissions, il est le premier à rejoindre la chambre pour s'étaler de tout son long sur le lit. A nous de l'éviter quand nous nous faufilons sous les draps et d'adopter une position parfois inconfortable.

Pour la nourriture le problème est réglé. Tous les jours ; pizza et riz sauce tomate. C'est ce qu'il préfère. Plus tout ce que nous lui donnons à table et qu'il sait obtenir à force d'insistance. Ce n'est pas très commode, surtout pendant les vacances.

De plus, il ne supporte pas de rester seul, ne serait-ce qu'une heure. Sinon il hurle et détruit tout ou plus exactement ce qui ne l'est pas déjà. Par contre qu'est ce qu'il est beau ! Sauf peut être les aplombs lors de sa confirmation, le juge l'a trouvé panard à l'avant et cagneux à l'arrière, des mots barbares qui signifient qu'il n'a pas poussé droit. Tant pis, on l'aimera comme ça avec ses défauts. Mais après lui, fini ! Plus de chien à la maison : beaucoup trop de contraintes .....

L'adoption d'un adulte ou d'un ado

Le Bernois étant malheureusement devenu un chien à la mode, beaucoup de familles en font l'acquisition sans en mesurer les conséquences.

Certains "éleveurs" voulant améliorer le standard de leur porte-monnaie, vous raconterons qu'un Bernois peut rester seul toute la semaine, qu'il n'a pas besoin d'éducation, ......

Enfin la vie nous joue aussi de sales tours et oblige certaines familles à se séparer de leur compagnon.

Manque de temps, manque de place, défauts d'éducation, mauvais conseils, ...........

On se retrouve donc maintenant avec des boubous SDF à replacer pour toutes ces raisons.

Si vous avez envie d'adopter un jeune ou un adulte parce que votre coeur de St Bernard vous demande de voler au secours des sans abri, voici quelques petits conseils pour mener à bien une réadaptation en douceur.

Tout d'abord, dites vous bien que vous prenez ce nouvel arrivant avec son passé. Il n'est pas comme un chiot que vous pourrez modeler assez vite, il va falloir déjà lui montrer de nouveaux repères par rapport à sa vie antérieure.

Interrogez bien les anciens maîtres sur les motifs de l'abandon :

* s'il ne supportait pas la solitude, ne le prenez pas si vous même travaillez toute la journée,
* s'il est mal élevé, interrogez vous sur vos capacités d'éducateur,
* s'il est trop turbulent, aurez vous assez de place et de temps pour vous en occuper,
* a-t-il l'habitude des enfants,
* vivait il toujours dehors ou connaît il la maison,

Toutes ces questions peuvent déjà être posées par téléphone, vous réfléchissez tranquillement puis vous allez voir sur place.

Le premier contact avec un adulte doit être franc : pas question de reprendre un chien qui ne vient pas vers vous ; le courant ne passe pas, c'est tout.

Prenez le temps de faire connaissance, allez le promener en laisse, grattouillez le franchement. Vous verrez tout de suite s'il vous fait confiance ou non.

La décision est prise, vous voilà de retour à la maison avec un nouveau compagnon.

La première chose à faire et la plus difficile à appliquer : il faut l'ignorer. Votre présence doit être constante, accueillante mais pas étouffante. Ne passez pas des heures à le caresser pour rassurer ce pauvre petit chéri qui vient de quitter sa famille. Il est déboussolé et si vous le rassurez sans cesse, il ne prendra pas confiance en lui.

Faites lui visiter la maison mais continuez vos occupations courantes, il doit être dans le bain de sa nouvelle vie très vite. Adoptez une attitude ferme dès le premier jour, ne sachant ce qui lui est autorisé ou interdit chez vous, il va tester tout ce qui lui passe par la tête. Soyez ferme dans vos négations mais très chaleureux dans les situations positives.

Montrez lui tout de suite le code de bonne conduite dans sa nouvelle famille, il a besoin d'être en confiance pour se forger de nouveaux repères.

on a parfois deux réactions opposées :

* si on a affaire à un fort caractère, il va immédiatement essayer d'en imposer à toute la famille en faisant bêtises sur bêtises. Ne criez pas, reprenez le fermement, mettez la laisse et le collier et allez vous balader un peu pour commencer gentiment à lui montrer qui commande.
* parfois, au contraire, on a un BB apeuré qui n'ose plus bouger et sursaute au moindre bruit nouveau. N'allez pas le consoler et laissez le examiner sa nouvelle vie à son rythme. Ne l'agressez pas en allant le chercher sous la table. S'il sort timidement un bout d'oreille, ne vous précipitez pas pour le caresser mais laissez lui prendre confiance en terrain découvert.



Dans la majorité des cas, il faudra une semaine pour vous rendre compte si l'aventure commence bien et 1 mois pour avoir un chien tout à fait chez lui.

N'oubliez pas que si vous avez déjà un autre compagnon, un chat ou un autre chien, le nouvel arrivant passe en dernier. Laissez ses prérogatives à l'ancien, il doit manger en premier, avoir les câlins en premier sinon ce sera la bagarre assurée. Laissez le grogner sur cet intrus sauf si c'est réellement méchant ; ils règlent leurs comptes entre eux et votre intervention n'est d'aucune utilité.

Au fil du temps, la hiérarchie se fera toute seule et se sera à vous de voir lequel domine l'autre et d'agir en conséquence mais lors de l'arrivée, partez du principe que le petit nouveau est le moussaillon du navire.

Règle général

Une bonne communication avec votre poilu passe par une phase d'apprentissage des signaux qu'il veut bien nous transmettre.

Les signaux d'apaisement ont pour objectif essentiel d'éviter ou d'interrompre la peur ou l'agression. A nous de bien décoder certains signaux pour ne pas aller à l'affrontement.

Les chiens correctement socialisés les comprennent et savent y répondre, ce qui n'est pas toujours le cas des humains. Cela peut engendrer des erreurs d'interprétation qui mènent à l'angoisse et à un certain nombre de problèmes relationnels.

Les rituels vont se façonner par approximation successives, par répétition et associations. Votre Boubou va avoir des attitudes différentes en fonction des ordres donnés et va apprendre à réagir en fonction de votre propre réponse : par exemple, se mettre sur le dos pour déclencher les caresses, avoir une attitude de jeux au lieu de rentrer à la maison. Il va immédiatement mettre à profit vos hésitations ou votre laxisme.



La plupart des signaux d'apaisement sont issus du répertoire comportemental des jeunes consistant à détourner une éventuelle agression d'un adulte.

Par ailleurs, des adultes peuvent développer des stratégies visant à déstabiliser l'agresseur en imitant le chiot, en s'immobilisant au sol et même en prenant une position sexuelle de femelle (dos tourné, tête basse). Quand on parle d'agresseur, on peut effectivement le prendre dans le sens strict du terme en cas de conflit entre deux chiens mais on peut aussi tout simplement parler de "celui qui donne un ordre" ou de "celui qui fait peur".

Le chien peut ainsi utiliser des signaux auditifs : couiner ou imiter les cris aigus des chiots pour un adulte qui se fait charger par un individu agressif permet de faire appel à l'inhibition naturelle qui veut que l'on ne fasse pas de mal à un jeune. C'est ce que pourra faire Boubou si vous voulez le punir en lui courant après tout en étant en colère.

Ces mécanismes qui bloquent l'agression doivent normalement avoir été mis en place par la mère, par les adultes, par les jeux entre chiots afin de développer l'inhibition de la morsure.

On trouve de mauvaises interprétations de la part des humains, c'est le cas du chien qui a mordu son maître et qui revient le lécher. Il ne revient pas se faire pardonner mais au contraire affirmer sa dominance, le supérieur prenant TOUJOURS l'initiative après avoir remporté la victoire, de revenir vers l'inférieur.

Le léchage de maître (embrassades ou bises) peuvent avoir d'autres significations : tentative d'apaisement ( après punition ou réprimande), signal de soumission, demande de nourriture, signe de respect, inquiétude. Alors ne bizutez pas votre poilu n'importe comment surtout s'il a des tendances dominantes !

A savoir également que lorsqu'il adopte une posture de soumission après une punition ou une interdiction de la voix, si le maître continue à gronder, la réponse peut devenir agressive par instinct de survie. N'oublions pas que le chien est un as du langage non-verbal.

Deux chiens qui se rencontrent en liberté dans un milieu ouvert peuvent mieux communiquer que s'ils sont retenus chacun en laisse.